==> Dimanche 3 Septembre 2007 : Veille de rentrée scOlaire natiOnale <==

==> Dimanche 3 Septembre 2007 : Veille de rentrée scOlaire natiOnale <==
Alysson : Je vais me coucher papa, à demain. Bonne nuit.

Alain : Hum...



"Ce soir, je voulais poursuivre "La fôret des ombres", un livre de Franck Thilliez, qui me passionnait pourtant plus que tout. Mais j'étais dans l'incapacité totale d'aligner deux mots sans penser à ce silence que mon père m'infligeait depuis bientôt 15ans.
Seul le son "hum" raisonnait dans ma tête. En 15ans, je n'avais jamais entendu le son de la voix de celui que j'appelle "Le mystérieux", qui n'est autre que mon père.

Ma mère est décédée alors que je n'avais que 3ans et depuis ce jour, plus aucun son n'est sorti de sa bouche.

Je passe mon temps libre à faire la cuisine ou les courses. Je suis parfois obligée d'appeler ma voisine
Sarah pour qu'elle m'aide. J'ai les cours à côté et mon père n'a trouvé du travail que depuis le 28 Août 2007.

15 ans, c'est long.
15 ans à voir passer voisins, amis et famille.
15 ans à les voir nous amener de la nourriture ou des restes de leur repas.
15 ans à les entendre s'excuser de ne rien pouvoir pour moi.

Mon père a toujours été quelqu'un de très droit, il sait se faire comprendre des autres. Rien qu'avec un regard il sait se faire obéir. Je n'ai jamais eu peur de mon père mais parfois je m'en méfit. Lorsque ma tante me parlait de mon père, je le voyais comme quelqu'un de bon, de juste, de gentil. Mais je n'ai jamais pu le voir moi-même. Son silence me pèse. J'aime mon père profondément, mais j'ai du mal à comprendre pourquoi il agit ainsi. Je deviens une femme. J'ai besoin de mes parents. Ma mère étant décédée je ne pouvais compter que sur mon père. Mais il faut que j'accepte. Il faut que j'accepte de faire mon éducation seule. Sans personne.

C'est ma tante
Agnès qui m'a inscrite au lycée, public bien sûr. Elle n'est aujourd'hui plus de ce monde. Elle a disparue sans laisser de traces, la veille de noël. 2 mois plus tard, on retrouva son corps dans la forêt. L'enquête fut fermée pour cause de preuves insuffisantes. A l'heure actuelle, le criminel cours toujours. Mais je n'ai pas peur. Enfin, presque.


Après m'être remémorée quelques passages désagréables de ma triste vie, je décide de fermer les yeux et de m'endormir, sans penser à demain."


/!\ /!\ /!\ NE VOUS USEZ PAS LES DOIGTS EN METTANT DE LA PUB. TOUT ARTICLE DE PUB SERA EFFACE. AUCUNE PITIE... ET NE FAITES PAS UN COM SUR LE PREMIER ARTICLE ET DANS LA MEME MINUTE UN COM SUR LE DERNIER, JE NE SUIS PAS CONNE A CE POINT, JE REGARDE L'HEURE DU POSTAGE DU COM =D A BON ENTENDEUR SALUT /!\ /!\ /!\

# Posté le vendredi 25 mai 2007 19:48

Modifié le mardi 05 juin 2007 05:30

==> Lundi 4 Septembre 2007 <==

==> Lundi 4 Septembre 2007 <==
La cour du lycée était pleine à craquer.
Je peux en voir certains terrifiés.
Je pense que ce sont des nouveaux.
J'étais terrifiée aussi pour mon premier jour dans "la grande école"

Chloé (le sourire aux lèvres) : Aly....

Chloé est ma meilleure amie. On se connaît depuis l'école maternelle. Ses parents étaient amis avec mes parents, mais depuis le décès de ma mère, mon père ne cesse de fermer les portes autour de lui.
Enfin, revenons à
Chloé. Elle a 18 ans comme moi. Amoureuse de Gaétan depuis 3ans maintenant, qui aurai cru qu'ils arriveraient si loin ?


Alysson : Tiens ma puce, alors ces vacances, racontes moi.
Chloé : Oh, tu sais rien d'exceptionnel, mes parents sont partis et moi j'ai fais la cruche dans un café.
Alysson : Ils ne t'ont toujours pas pris avec toi en vacances ?
Chloé : Non. Mais tu sais, ce n'est pas plus mal. J'ai pu voir Gaétan plus souvent comme ça.
Alysson : Veinarde. Je vous adore comme petit couple vous êtes trop mignon.
Chloé : merci. Et toi alors racontes.
Alysson : Oh, rien d'exceptionnel non plus.
Chloé : il ne t'a toujours pas adressé la parole.
Alysson : non, toujours les mêmes sons.

(Chloé était la seule à savoir que ma mère était décédée et que mon père ne m'adressait pas la parole.)

Chloé : alors et ces amours ? Toujours rien ?
Alysson : non et ça me va. Je ne m'attends pas au prince charmant, tu l'as déjà pris.
Chloé (en riant) : ne dis pas de bêtises, tu le trouveras toi aussi. J'en suis sûre et certaine.
Alysson : certaine tu dis ?

(La sonnerie du lycée retentit)

Chloé : Certaine...
Alysson (la coupant) : oh mon dieu, c'est une année qui recommence ça ?
Chloé (soupirant) : et oui ma belle...

(Je m'approche de l'estrade extérieure qui avait été montée pour la rentrée, Chloé me prend la main et me suit)

Le proviseur : Bien, bonjour à tous. Cette année a été placée sous le signe de l'échange. Nous avons mis en place, moi et le personnel enseignant, quelques voyages européens pour connaître et comprendre, comment se passe la vie dans d'autres pays...

Chloé (tout bas à Alysson) : Il commence déjà à nous les casser celui la, et blabla bla et blabla bla...
Alysson : et on en a pour 1 an.
Chloé : arrête je vais déprimer.
Alysson : il déprimera avant toi.
Chloé : tu crois que si je repeins les murs en rose avec des petits lapins il sera content ?
Alysson : l'an dernier ça t'a valu 1 mois de travaux forcés et 2 mois de cours supplémentaires intensifs.
Chloé : ouais t'as raison, je vais me calmer un peu, et bosser plus.
Alysson : oula mais qui m'a caché ma Chloé, mais que ce passe-t-il ? Je ne te reconnais plus.
Chloé : les temps changent, et moi aussi.
Alysson : toi changer ? Ma belle, vas voir le médecin, tu m'inquiètes.
Chloé (en rigolant) : ouais t'as raison, moi changer ? C'est pas demain la vieille.

# Posté le vendredi 25 mai 2007 20:12

Modifié le vendredi 25 mai 2007 20:28

Une journée de cours, c'est assez long quand on y pense.
Mais avec
Chloé, tout change. Les profs deviennent idiots, le proviseur, inculte et les élèves plus débiles les uns que les autres. Alors une journée de cours avec elle, c'est presque le nirvana. Elle arrive même à vous faire oublier tous les petits tracas de la vie quotidienne rien qu'en vous parlant de son petit ami, c'est vous dire si elle est passionnante.
Etant donné que j'ai héritée de la voiture de ma tante après son décès, je ne prends plus le bus. Il est hors de question que je monte dans un engin plus vieux que le monde et où le bruit est tellement fort qu'il pourrait faire éclater les fenêtres. Non ! Complètement hors de question. En ce jour de rentrée scolaire et étant donné que je n'avais pas de devoir, j'interpelle
Chloé.


Alysson : Dis moi la blonde, tu comptes rester ici à faire le trottoir en attendant qu'un pigeon t'urine dessus ou tu montes avec moi en espérant que je te paie un verre ?
Chloé : Etant donné les circonstances j'aurais attendu le pigeon mais puisse que tu me le proposes si gentiment, je pense que je vais me laisser tenter par une vodka.
Alysson : direction "le house club".
Chloé : "Le house" ? Ok.

Après avoir passée cette soirée avec Chloé, je décide de rentrer chez moi. En arrivant, je vois mon père assis dans le canapé, en train de regarder je ne sais quoi encore.

Alysson (s'asseyant à ses côtés) : je veux.... non ! J'exige que tu me parles.
Alain : Hum...
Alysson (se levant et se postant devant la télé) : Maintenant tu me parles ou je m'en vais.
Alain (levant les yeux sur sa fille) : hum...

Cela fait 13 ans qu'il ne m'a pas regardé. En le voyant lever les yeux à cet instant, j'avais plus ou moins gagnée quelque chose.

Alysson : maintenant dis moi ce qui ne va pas ! Dis moi pourquoi tu te tais depuis tant d'année ! Dis moi ce qui te passe par la tête !
Alain (sur un ton sec) : pousses-toi je loupe le match.
Alysson (déçue) : ah, c'est donc ça qui te passait par la tête.

Je décide alors d'aller dans la cuisine et de me faire un sandwich.
Rien ! Je ne lui ferais rien à manger ce soir à monsieur
Alain. Il est hors de question que je lui fasse quoi que ce soit.
Après m'être enfilée ce sandwich thon mayonnaise, je pars explorer les petites annonces de petits boulots et autres appartements et studios. Il est temps pour moi de partir. Je ne supporte pas d'être dénigrée de la sorte. Je m'en vais.


DDDRRRIIINNNGGG (téléphone)

Alysson : Allo !
.... : Bonjour Aly, tu ne me connais pas mais je sais qui tu es, et je sais aussi ce que ton père à fait. Bonne soirée.
Alysson : Attendez !

TUT TUT TUT

Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
Je ne connais pas mon père et voilà qu'on me met des bâtons dans les roues.
Non seulement je cherche encore des indices sur le décès de ma mère (Parce que personne n'a jamais voulu m'en parler) mais maintenant, il va falloir que je sache ce qu'il a fait.
Ca c'est un monde tout de même. J'en ai assez de courir à droite et à gauche pour savoir quoi qu'est-ce ?
Il va bien falloir qu'il me parle un jour. Et s'il ne me parle pas je l'attacherai à une chaise et je le ferais parler. Oula il faut que j'arrête de regarder les films policiers moi. Une fois au lit il m'arrive d'écrire dans mon journal, pour raconter un peu ma journée, mais la j'ai pas envie d'écrire, si la mairie était ouverte la nuit, j'y serais déjà depuis 5 minutes. Mais qu'a-t-il bien pu faire ? Je ne peux pas dormir, c'est impossible, je tourne dans ma chambre, mets un fond musical, mais non, y a pas moyen, je veux savoir !
Demain après les cours j'irais à la mairie. Il faut que je sache.

# Posté le vendredi 25 mai 2007 20:26

==> Mardi 5 Septembre 2007 <==

==> Mardi 5 Septembre 2007 <==
6h05. (Le réveil sonne)

Alysson : saleté de réveil, un jour j'te f'rais ta fête.

J'arrive dans la cuisine et personne. D'habitude mon père est la, affalé sur le divan en train de boire une bière. Je ne m'inquiète pas, je prends mon petit déjeuner, part me laver, m'habiller. Prépare mon sac, prends quelques cours en plus.

8h00

Toujours pas levé mais qu'est-ce qu'il fout ? Il va être à la bourre pour son boulot. J'arrive dans sa chambre, personne. Je commence à m'inquiéter mon père n'est plus la. Mais où est-il donc ? Je décide néanmoins de partir au lycée, il ne s'est jamais préoccupé de moi, je ne devrais pas en faire autant. Mais c'est mon père et malgré tout ça je l'aime. Il est ma famille.

Au lycée :

Chloé : Oh ma belle, tu as une mine à faire peur aux morts
Alysson : merci de me le faire savoir.
Chloé : qu'est-ce qui t'arrive, ça n'a pas l'air d'aller.
Alysson : je n'ai pas vu mon père ce matin. Il n'était nulle part dans la maison.
Chloé (faisant les gros yeux) : quoi ? Mais enfin il est parti sans te dire au revoir.
Alysson : non je ne pense pas qu'il aurait fait ça...
Chloé : il ne te parle pas depuis 13ans alors tu sais, je pense qu'il serait capable de tout.
Alysson : je sais pas j'en sais rien.
Chloé : au faite ce soir on se retrouve au stade avec la bande, tu veux venir ?
Alysson : non il faut que je passe aux archives départementales et ensuite que je rentre pour voir si mon père est rentré.
Chloé : écoute moi ma belle, si ce soir il n'est pas rentré je veux que tu viennes à la maison.
Alysson : Chloé j'suis pas un bébé je sais m'occuper de moi, je sais me faire à manger, m'habiller. Et le reste quoi.
Chloé : bon alors tu m'appelles si ça va pas. Je demanderais à mon père de me conduire chez toi. Promis ?
Alysson : Promis.

# Posté le samedi 26 mai 2007 03:32

Comme convenu après les cours je suis passée aux archives départementales. C'était bien la première fois que je rentrais ici. Pas très accueillant. Des vieux meubles, des peintures assez, comment dire, moches, je n'ai pas d'autres mots. Enfin bref.

Alysson : Bonjour j'aimerais avoir des informations sur des membres de ma famille.
L'intendante : Bonjour. Et euh... des informations sur votre famille, cela va être difficile. Ces informations sont confidentielles !
Alysson : mais c'est ma famille.
L'intendante : je veux bien le croire mademoiselle mais je ne peux vous divulguer quoi que ce soit.
Alysson : Ecoutez moi bien, ma mère est décédée lorsque j'avais 3 ans, personne ne m'a jamais dis ce qu'il s'était passé. Mon père a disparu ce matin sans que je ne sache où il est allé. Comprenez mon désarroi.
L'intendante : Ecoutez mademoiselle, je comprends très bien votre position, mais il m'est impossible de vous dire quoi que ce soit
Alysson (déçue) : très bien bonne soirée.

Je suis partie sans même lui laisser le temps de me dire au revoir. Quand j'arrive à la maison, je vois la lumière du salon allumée.

Alysson : papa ?

Personne, il n'y avait personne.
Est-ce que je devenais folle ?
Tous ces mystères me rendaient-ils dingue ?

# Posté le samedi 26 mai 2007 03:39

Modifié le dimanche 27 mai 2007 09:13